Notre rôle

Vous avez dit violence ?



Avons-nous bien conscience de notre rôle ?

Les acteurs du football sont nombreux et jouent tous un rôle important : joueurs, entraîneurs, éducateurs, dirigeants, arbitres, supporters, médias, décideurs politiques, …
Nombre de personnes, en particulier ceux qui pensent beaucoup de mal de notre sport (il y a, en réalité, dans cette attitude bien de la méconnaissance et pas mal de jalousie), mettent en avant les phénomènes de violence sur et en dehors du terrain : simulation, méchanceté, tacle assassin, bagarre générale, bataille rangée dans les tribunes ou à la sortie des stades…
Il est inutile de se voiler la face, ces faits existent.
Nous sommes les éducateurs… En sommes-nous responsables ?

En ce qui concerne les phénomènes observés hors du terrain, notre responsabilité est infime mais nos attitudes peuvent jouer un rôle déterminant… tout au moins pour atténuer, voire corriger quelques conduites.
Il n’est pas question de nous rendre responsables de tout, on nous attribue déjà de grandes responsabilités par ailleurs, mais il faut que nous prenions conscience de l’exemplarité de nos comportements.
Notre rôle est, à mon sens, plus conséquent dans les actes constatés sur les terrains.
J’ai la faiblesse de croire que le joueur qui entre sur le terrain en début de match dans la seule et unique intention de blesser ou d’agresser un adversaire n’existe pas.
Il peut arriver cependant qu’au fil de la rencontre, en fonction du déroulement de la
partie et des différents événements survenus, l’un ou l’autre accède à un état d’énervement tel que des débordements puissent se produire.
Nous avons là une grande part de responsabilité dans la gestion de ces problèmes.

Pour la plupart d’entre nous, nous avons été joueurs avant d’être éducateurs.
Si l’on peut comprendre que, dans l’excitation amenée par une partie de football, l’un ou l’autre compétiteur puisse parfois être conduit à s’énerver, ceci ne doit pas s’excuser surtout si les personnes, qui sont sur le bord du terrain, revendiquent le titre d’éducateur.
Dans toutes les circonstances, l’éducateur doit montrer calme, sang froid et sérénité ; être maître de lui pour être maître des autres et inviter tout le monde à garder son calme ou ramener au calme ceux qui, pour différentes raisons, ont pu être conduits à une certaine excitation…
Il n’est pas question de viser le challenge du fair-play avant d’ambitionner le gain du match, la qualification ou la 1 ère place du classement ; il est cependant indiqué de le faire dans la plus grande honnêteté et avec le strict respect de l’autre.

On a donné aux arbitres le moyen de prendre un certain nombre de sanctions symbolisées par des avertissements verbaux, des cartons jaunes ou rouges.
Je n’aime pas trop ces solutions « coup de bâton ».
Je préfère les matches qui se terminent à onze contre onze.
Il nous faut par contre considérer l’arbitre comme un allié et non comme un opposant.
Dans la majorité des cas, le médiateur du jeu exerce, comme nous, sa passion avec la plus grande honnêteté.
Il contribue comme nous à l’exercice de notre sport.
Il est mieux pour tout le monde que nous œuvrions ensemble pour notre plaisir à tous en nous considérant les uns et les autres comme des partenaires, concourant à la réussite de tous.
Il ne faut pas, cependant, accuser les éducateurs de tous les maux comme certains ont pu être tentés de le faire ces derniers temps à différents niveaux de compétition même très élevés.

Nous avons tous notre part de responsabilité, dirigeants, joueurs, éducateurs… mais aussi arbitres.
Le pouvoir des éducateurs sur les joueurs est très étendu, beaucoup plus étendu que certains ne le soupçonnent et d’autant plus étendu que nous sommes reconnus.
Certes, nous ne pouvons pas tout maîtriser mais nous devons tendre à le faire ; réduire le plus possible la part de hasard ; inviter nos joueurs à faire preuve d’agressivité dans le bon sens du terme, de volonté, de détermination mais pas de méchanceté ; l’adversaire n’est pas un ennemi mais un concurrent ayant les mêmes aspirations que les nôtres, le gain du match.

Quand on est plus fort, on doit gagner le match ; quand on est moins fort, il faut savoir s’incliner, reconnaître ses erreurs, repartir au travail pour les corriger et faire mieux la prochaine fois.
Le match le plus important, c’est toujours le prochain qui sera disputé.
Et pour cette partie future, ayons comme objectifs : la victoire et la dignité.
Rien n’est plus remarquable que deux équipes dont tous les membres se saluent chaleureusement à la fin de la partie, bien que les uns soient déçus de la défaite concédée aux autres qui jubilent de la victoire emportée.

N’oublions jamais qu’il est bien agréable d’être important mais qu’il est bien plus important d’être agréable…

 

HEURE D'AISEREY

DESIGNATION ARBITRE DU 24/09

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Mustafa : Centre D3 SENNECEY / SAULON/CORCELLES 2